Effets de l’internalisation des coûts de transaction sur la performance économique des exploitations de coton biologique et conventionnel au Centre et au Nord du Bénin

RESUME

Description du sujet. . En vue d’améliorer la performance économique des exploitations du coton au Centre et au Nord du Bénin, une étude a été menée du 10 décembre 2018 au 10 avril 2019 sur les coûts de transaction du coton conventionnel et biologique.
Objectif. . Cette étude vise à comparer la performance économique de deux systèmes de production du coton conventionnel et biologique en internalisant les coûts de transaction.
Méthodes. . Conduite dans quatre communes produisant aussi bien du coton conventionnel que biologique, l’étude s’est appuyée sur un échantillon aléatoire de 408 producteurs dont 168 cultivant du coton biologique. A cet effet, les indicateurs de rentabilité tels que la marge nette, le taux de rentabilité interne, le ratio bénéfice coût et la productivité moyenne de la main d’œuvre familiale ont été évalués et le test t de comparaison de moyennes a été utilisé pour apprécier les différences entre les deux systèmes.
Résultats. . Les résultats de l’étude montrent que sans les coûts de transaction, le système de coton biologique est économiquement et financièrement plus rentable que celui du coton conventionnel. En internalisant les coûts de transaction, c’est plutôt le système conventionnel qui devient plus performant.
Conclusion. . Le frein au développement de la production du coton biologique par rapport au coton conventionnel peut être les coûts élevés de transaction dont la prise en compte par les services de vulgarisation agricole pourrait contribuer à améliorer l’adoption de ce système, réduisant ainsi les externalités sanitaires et environnementales. Les études ultérieures sont cependant nécessaires pour apprécier la perception des producteurs sur l’importance de ces coûts.

Mots-clés .: Coton biologique et conventionnel, coûts de transaction, rentabilité économique, perception des producteurs, Bénin

Barnabé Agalati, Pamphile Degla