Construction d’habitations en bois dans la ville de Kinshasa: analyse et pistes de solutions

RESUME

Une étude sur la construction d’habitations en bois (élévation et charpente) dans la ville de Kinshasa a été réalisée du 03 novembre 2016 au 31 janvier 2017. L’enquête par questionnaire a été effectuée auprès de 42 acteurs de l’industrie de construction dont 33 entreprises de construction et neuf spécialistes (Architectes et ingénieurs) indépendants en Bâtiments et Travaux Publics œuvrant à Kinshasa. La méconnaissance des constructions en bois par les Kinois, le faible niveau de technologie et de main d’œuvre spécialisée ainsi que la perception de la population de Kinshasa des maisons en bois constituent les contraintes majeures au développement de ce type d’habitats dans la ville de Kinshasa. Kambala (Milicia excelsa (Welw). C.C.Berg), Lifaki (Entandrofragma palustre Staner), Afrormosia (Pericopsis elata (Harms) Meeuwen) et Wenge (Millettia laurentii De Wild) sont les essences préférables pour la construction de ce type d’habitats. Cependant, dans le contexte socioéconomique actuel du pays, la construction en bois peut coûter plus que celle en ciment. La vulgarisation des maisons en bois, le financement et le développement de technologie ainsi que la formation de la main d’œuvre qualifiée dans ce domaine, sont des stratégies à même de contribuer significativement à la promotion d’habitations en bois à Kinshasa. Des recherches sur la durabilité naturelle et la longévité (résistance aux agents biologiques) des bois d’œuvre en rapport avec les conditions climatiques locales sont nécessaires afin de prévoir les types de technologie et de traitement auxquels les bois devront être soumis pour leur usage dans la construction de maisons en bois à Kinshasa.

Mots clés : Kinshasa, logement précaire, construction en bois, contraintes, technologie du bois.

Guelord Isulu Mbungwal, Daddy Menga Kaziala, Arnold Tanzo Mangwini, Jean Musanga Matondo